On ne voit pas le temps passer. Ce matin au temple on a chanté "Amazing Grace", qui pour moi ravive des souvenirs. L'un d'eux est d'avoir apporté au lycée un livre de chansons de Joan Baez, à la demande de Jeanine (je me demande si elle s'en souvient) qui était intriguée par ce chant. Je ne le connaissais pas bien, et n'avais jamais vraiment pensé au sens des paroles. Je me souviens donc avoir commencé à chanter en déchiffrant à peu près la musique, et qu'un de nos collègue est entré dans la salle des profs et a eu l'air abasourdi, tant il est inhabituel de chanter dans un tel lieu! Il n'a pourtant rien dit. Je ne pense pas qu'il s'en souvienne. Ensuite, Amazing Grace est l'une des musiques que nous avons choisies pour notre mariage, mais là sans paroles car je ne sais pas comment on la chante en français. Tout ce que je sais, c'est qu'elle dégage une émotion extraordinaire, que je retrouve à chaque fois, d'autant plus que je connais le sens des paroles. Un très beau chant pour le dimanche de Pâques.
Sinon, cet après-midi, on a eu un tremblement de terre, ou plutôt l'écho, car il a eu lieu dans le sud-est de la Californie. Je n'ai rien senti, car j'étais en voiture (du moins c'est l'explication que je me donne, car c'est vexant de ne pas sentir son premier tremblement de terre). Les bords de la piscine étaient anormalement mouillés, nous pouvons raisonnablement supposer que c'est lui qui l'a fait déborder, mon fils m'assurant qu'il n'a pas joué avec le tuyau d'arrosage. Et non, je ne le soupçonne pas d'avoir plongé. L'eau est encore un peu fraîche pour ça.